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ZONA OPHTALMIQUE

Posté le 12/09/2016

 Jeudi le 12 mai 2016, une forte migraine se déclenche. Mon mal a continué jusqu’à samedi, la journée où j'ai craqué. Le samedi 14 mai, je me suis présenté au CHUS de Fleurimont à Sherbrooke. Après quelques heures d'attentes, j'ai rencontré un premier résident. Le lien que j'ai pu associer à mon mal de tête était mon sevrage de café, mais le résident n'associait pas une telle douleur à un sevrage. Avec ma douleur bien définie (c'est- à-dire tout le côté gauche de la tête à la hauteur de la joue supérieure en montant -- on pouvait trancher la douleur au couteau) le résident ne comprenait pas. C'est alors que j'ai parlé à l'urgentiste Dre Line Beaudet. 

Selon plusieurs infirmières bien placées, Dre Beaudet est l’une des médecins les plus reconnus dans la région. Avec nos échanges, elle a fini par penser à l'hypothèse d’une tumeur cérébrale. Rien de rassurant. Je me trouve beaucoup trop en santé pour que cela puisse me concerner. J'ai eu droit a une prise de sang avec analyse prioritaire. Elle m'a laissé partir avec des anti-inflammatoires. Elle m'a dit que j'allais avoir les résultats dans deux heures. (C'était en fin d'après-midi).

J'ai été rejoindre des amis pour prendre une consommation avant d'aller souper à une brasserie. C'est à ce moment que j'ai eu le retour d'appel. Dre Beaudet m'annonce que ma glande tyroïde est dysfonctionnelle. Elle me demande de l'appeler demain soir pour le suivi. Une glande tyroïde dysfonctionnellen'est pas liée à une migraine. Donc dans ma tête, l'hypothèse de la tumeur cérébrale est toujours fort présente. Mes amis ont rapidement vu que je n’allais pas très fort pour finalement m’effondrer comme un bébé. Je leur ai expliqué ma situation, et pour essayer d’oublier ça, on a soupé et fêté ensemble, mais toujours avec mon mal de tête assez intense.

Le lendemain, j'ai été rejoindre un ami à Granby pour m'entraîner. Je lui ai bien expliqué que j'avais un bon mal de tête qui perdurait. Lors de l'entraînement, j'ai vite arrêté car le côté gauche de ma tête me picotait. J’avais une sensation d'engourdissement. De plus, j'avais des  vésicules cutanées qui commençaient à se développer. J'ai appelé ma docteure pour lui transmettre les nouveaux faits. Elle me demande d'aller la rejoindre. Ce que je fais.

À mon deuxième rendez-vous, elle constate que je fais un zona ophtalmique. Elle m'a expliqué que j'étais arrivé 8 heures trop tôt la veille. Elle me prescrit des antiviraux et un antidouleur. Elle m'explique que ma situation va se dégrader de jour en jour pendant une semaine et que les douleurs iront en augmentant. Elle me laisse même son numéro de téléphone personnel en cas de besoin. Elle me donne un arrêt de travail imposé de quatre semaines. Je trouve cela vraiment beaucoup. J'ai raconté la situation à ma mère. Elle me conseille des cataplasmes de charbon, conseil pris dans le livre Mon petit docteur

 Les antidouleurs n'avaient aucun effet. Je les prenais quand même pour mieux dormir car ils avaient un effet somnolent. Lorsque j'ai utilisé le charbon avec de la graine de lin moulues en cataplasme, j'ai pu l'appliquer sur toute la tête car elle est rasée. Et dès la première application, ce fut un apaisement remarquable. Je le laissais en place pendant  8 heures environ, et je changeais pour de l'argile verte (mélangée avec un goute d'essence d'arbre de thé). J'avais le sentiment que ce cataplasme d’argile me donnait un mal de tête différent. À chaque fois que j'utilisais le charbon, c'était de loin plus efficace que n'importe quel produit pharmaceutique ou l'argile verte. Ce n'était pas comparable.

 Au bout d'une semaine, j'ai toléré une douleur dans l'œil que je n'aurais pas dû tolérer. J'ai fait une uvéite (une inflammation de l'œil) qui s'est attaquée à ma cornée.  L'uvéite est souvent associée au zona ophtalmique. Parce que je n’ai pas rapporté cette douleur immédiatement, j'ai eu une baisse de la vue significative. (Assez pour envisager une opération pour la vue).

 J'ai 29 ans. Je suis policier depuis près de 7 ans. Je m'entraîne et je me considère plus en forme que la moyenne de la population. J'avais déjà entendu parler du zona ophtalmique parce que j'avais deux connaissances qui en avaient fait. Non seulement la douleur est difficilement à décrire, mais fort désagréable. Il ne faut pas sous-estimer ce virus. Les complications peuvent vite arriver.

 Ayant réfléchi à la ou les causes possibles de cette attaque, il semble que le zona a été déclenché par un mélange d'épuisement accumulé dû à l'entraînement sportif, et d'un déclencheur. Ce déclencheur fut fort probablement mon nouvel intérêt pour le rugby. J’ai voulu découvrir ce sport de contact, mais je l’ai fait avec une équipe très forte. Ma piètre performance comparée à celle de ces joueurs aguerris, fut pour moi – une personne qui aime performer et réussir--  une source intense de stress.